La procréation médicalement assistée, souvent désignée par le sigle PMA, regroupe un ensemble de techniques médicales conçues pour lutter contre l’infertilité. L’infertilité est un trouble de la fertilité se manifestant par l’incapacité de concevoir naturellement un enfant. Au fil des années, différentes techniques ont vu le jour pour renverser les causes de l’infertilité.

La plus connue de ces techniques est la fécondation in vitro. Néanmoins, d’autres techniques comme l’injection de spermatozoïdes directement dans l’œuf (ICSI), un don d’ovocytes ou de sperme, ou la fécondation in vitro (FIV), ont également fait leurs preuves, avec des taux de réussite et inconvénients différents d’une méthode à l’autre.

Pour déterminer quelle méthode est la plus propice pour satisfaire un couple désireux de concevoir, nous allons devoir s’intéresser aux fonctionnements de la fertilité et de l’infertilité puis creuser le déroulement de ces différentes méthodes.

S’orienter dans la Procréation médicalement assistée (PMA)Qu’est-ce que l’infertilité ?

La procréation médicalement assistée (PMA) est une intervention médicale visant à traiter les causes de l’infertilité. Elle couvre tout un éventail de procédures différentes, dont les plus courantes sont l’insémination intra-utérine (IIU) et la fécondation in vitro (FIV). Ces procédures permettent aux couples qui n’ont pas pu concevoir naturellement d’avoir des enfants. Si les traitements prescrits pour l’infertilité, tels que des médicaments pour stimuler l’ovulation, ont été essayés sans succès pendant quatre à six cycles menstruels, il est recommandé de s’orienter dans la procréation médicalement assistée. Plusieurs voies sont alors envisageables.

Insémination intra-utérine (IIU)

L’insémination intra-utérine (IIU) est une intervention de procréation médicalement assistée qui consiste à déposer les spermatozoïdes mobilisés par la clinique de la fertilité au niveau du col de l’utérus. Cette intervention présente l’avantage de pouvoir être réalisée sans anesthésie, et est également moins coûteuse et moins contraignante que la fécondation in vitro (FIV) ou l’ICSI. L’IIU est couramment utilisée en cas de stérilité masculine, stérilité cervicale ou de troubles de l’ovulation

Avant l’IIU, le cycle menstruel de la patiente est suivi afin de déterminer la période d’ovulation. Au moment de l’ovulation, le partenaire fournit un échantillon de sperme, qui est préparé en laboratoire pour isoler les spermatozoïdes les plus mobiles et les plus compétents. Ces spermatozoïdes sont ensuite déposés dans la cavité utérine à l’aide d’un petit cathéter. La procédure est généralement indolore et ne nécessite pas d’hospitalisation. Le taux de réussite de l’IIU dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge de la femme, la cause de l’infertilité et la qualité des spermatozoïdes utilisés. Elle peut varier entre 10 et 20 % par cycle, avec un taux de naissances vivantes compris entre 10 et 14 % pour 3 à 4 cycles de traitement

Fécondation in vitro (FIV)

La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) utilisée pour traiter l’infertilité avec un bon taux de réussite. Elle consiste à prélever des ovules chez la femme, les féconder en laboratoire avec des spermatozoïdes et à implanter les embryons ainsi obtenus dans l’utérus de la femme. La FIV a un taux de réussite élevée dans de nombreuses causes d’infertilité : Que l’infertilité soit inexpliquée, causée par des troubles de l’ovulation, des facteurs masculins comme un faible nombre de spermatozoïdes, ou des facteurs anatomiques comme les obstructions des trompes de Fallope, la FIV permet des perspectives de grossesse. Elle offre également la possibilité de sélectionner les embryons avant l’implantation, ce qui permet d’éviter la transmission de maladies génétiques.

Le processus de FIV est généralement réalisé en plusieurs étapes :

  • Stimulation de l’ovulation : Les ovaires de la femme sont stimulés par l’administration d’hormones pour produire plusieurs ovules matures. Cela se fait en général au cours d’un cycle menstruel naturel ou artificiel.
  • Récupération des ovules : Les ovules sont prélevés dans les ovaires par une intervention chirurgicale légère appelée ponction folliculaire. Une anesthésie est administrée pour minimiser l’inconfort.
  • Fécondation in vitro des ovules : Les ovules sont ensuite fécondés en laboratoire avec les spermatozoïdes du partenaire ou d’un donneur. Selon les besoins du couple, différentes techniques peuvent être utilisées, telles que la fécondation in vitro classique (FIV), l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) ou le transfert de gamètes dans les trompes de Fallope (GITGF).
  • Culture des embryons en laboratoire : Les embryons sont laissés en culture pendant quelques jours pour se développer avant d’être implantés dans l’utérus.
  • Implantation des embryons : Un ou plusieurs embryons sont transférés dans l’utérus de la femme par un cathéter. Cette procédure est indolore et ne nécessite aucune anesthésie.
  • Confirmation d’une grossesse réussie : La réussite de la FIV est confirmée par un test de grossesse positif, généralement 2 semaines après le transfert des embryons. Une fois la grossesse confirmée, des précautions sont prises pour assurer son bon déroulement.

La FIV peut être suivie par une grossesse multiple, c’est-à-dire avoir plus d’un fœtus, ce qui peut entraîner davantage de complications pour la mère et les enfants. Lorsque plus d’un embryon est obtenu, il est possible de congeler les embryons supplémentaires dans de l’azote liquide pour une utilisation future dans un autre cycle de FIV, en cas d’échec de la grossesse ou si le couple souhaite concevoir un autre enfant.

Afin de maximiser les chances de réussite, la patiente peut suivre un traitement hormonal avant et pendant le processus de FIV. Une surveillance étroite sera réalisée pour ajuster si nécessaire la dose des médicaments administrés afin d’éviter les effets secondaires

Embolisation varicocèle, PMA et infertilité

 

L’embolisation du varicocèle est une procédure médicale qui peut être envisagée dans le cadre de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour traiter l’infertilité masculine liée au varicocèle. Le varicocèle est une dilatation des veines dans le scrotum, pouvant entraîner une augmentation de la température dans la région testiculaire, ce qui peut affecter la qualité du sperme et la fertilité.

L’embolisation du varicocèle consiste en l’introduction d’un cathéter dans la veine dilatée, suivi de l’injection de substances spécifiques pour obstruer la veine, rétablissant ainsi le flux sanguin normal. Cette procédure vise à améliorer la qualité du sperme en réduisant la pression veineuse et la chaleur excessive autour des testicules.

Dans le contexte de la PMA, l’embolisation du varicocèle peut être recommandée lorsque des anomalies spermatiques sont identifiées comme un facteur contributif à l’infertilité. En améliorant la qualité du sperme, cette procédure peut potentiellement accroître les chances de succès des techniques de reproduction assistée, telles que la Fécondation In Vitro (FIV) ou l’insémination artificielle.

Il est important de noter que bien que l’embolisation du varicocèle puisse améliorer la qualité du sperme, elle ne garantit pas nécessairement la conception naturelle. Chaque cas est unique, et la décision d’opter pour cette procédure dans le cadre de la PMA doit être prise après une évaluation approfondie de la situation spécifique du couple par des professionnels de la santé spécialisés en fertilité.

 

Diagnostic de l’infertilité : Impossibilité de concevoir après 1 an

L’infertilité est définie par l’incapacité à concevoir après un an de rapports sexuels non protégés à un moment approprié. Elle peut toucher à la fois les hommes et les femmes, et peut avoir de nombreuses causes différentes. Afin de déterminer la cause de l’infertilité et de proposer un traitement adapté, les professionnels de la santé peuvent effectuer une série de tests

Chez les femmes, elle est évaluée en fonction de la réserve ovarienne de la femme, de l’importance de son âge, et d’autres facteurs de risque spécifiques. L’âge de la femme est un facteur de risque majeur, puisque la réserve ovarienne diminue avec l’âge. La réserve ovarienne est le nombre d’ovocytes disponibles pour la fécondation. Elle se réduit au cours du cycle menstruel, et s’épuise progressivement jusqu’à la ménopause. Il est évalué par le test de l’hormone anti-mullérienne (AMH), qui mesure la quantité d’ovocytes disponibles. 

A cela, toute une batterie de test est envisageable en cas d’infertilité de cause inconnues :

  • Des analyses sanguines peuvent également être réalisées pour mesurer les hormones impliquées dans la libération des ovules par les ovaires, dont l’hormone folliculo-stimulante (FSH)
  • Une hystérosalpingographie peut être réalisée pour diagnostiquer une éventuelle obstruction des trompes de Fallope, à craindre en présence d’endométriose, de fibromes ou de maladies inflammatoires du pelvis. 
  • Une échographie permet de confirmer la présence ou non d’une ovulation et la dater

Chez les hommes, l’analyse du sperme est un test couramment utilisé pour évaluer la qualité et la quantité des spermatozoïdes. Selon les résultats de ces tests au sein du couple, des traitements d’assistance médicale à la procréation (AMP) peuvent être proposés, tels que la fécondation in vitro (FIV) ou l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) : Ces techniques de procréation médicalement assistée ont un taux de réussite variable en fonction de la cause de l’infertilité et d’autres facteurs.

Qu’est-ce que l’infertilité ?

L’infertilité est le terme médical utilisé pour décrire l’incapacité d’un couple à concevoir après une année de rapports sexuels réguliers sans contraception. Elle est une affection courante, qui affecte environ 10 à 15% des couples dans le monde. L’infertilité peut toucher les hommes et les femmes, et est souvent causée par un mélange de facteurs biologiques, environnementaux et du mode de vie. 

La fertilité est la capacité naturelle d’un individu à concevoir un enfant, tandis que la stérilité est l’incapacité totale de concevoir un enfant. L’infertilité se situe entre les deux, et fait référence à une difficulté à concevoir, sans pour autant exclure la possibilité d’une grossesse. 

L’infertilité peut être causée par un large éventail de facteurs, dont certains sont communs aux hommes et aux femmes. Chez les hommes, les causes de l’infertilité masculine incluent des troubles de l’éjaculation, des problèmes de production de sperme, des maladies chroniques, des infections ou des lésions des organes reproducteurs. Chez les femmes, les causes de l’infertilité féminine incluent des troubles de l’ovulation, des problèmes anatomiques, des maladies chroniques, des infections, des lésions des organes reproducteurs, ou encore l’âge

En plus de ces facteurs biologiques, des facteurs liés au mode de vie et à l’environnement peuvent également contribuer à l’infertilité. Le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le surpoids, l’exposition à des produits chimiques toxiques, le stress, ou encore une alimentation déséquilibrée peuvent tous jouer un rôle dans la fertilité. 

L’infertilité peut avoir un impact considérable sur la santé mentale et émotionnelle des individus et des couples. La pression sociale, la frustration, la déception et la perte d’estime de soi peuvent tous accompagner le fardeau de l’infertilité. C’est pourquoi il est important de comprendre les causes possibles de l’infertilité et de chercher un soutien médical et psychologique en cas de besoin.

 

Foire Aux Questions :

1. Quelle est la réussite des traitements de PMA?

La réussite varie selon les techniques, l’âge, la cause de l’infertilité, et d’autres facteurs. En général, la FIV a un taux de réussite d’environ 20% à 35% par cycle, mais cela peut varier.

2. La procréation médicalement assistée est-elle risquée?

Tout traitement médical comporte des risques. Certains effets secondaires peuvent inclure des réactions aux médicaments, une grossesse extra-utérine ou des naissances multiples. Il est crucial de discuter avec un spécialiste pour comprendre ces risques.

3. Quel est le coût de la PMA?

Le coût dépend de la technique utilisée et du pays. En France, par exemple, certains traitements de procréation médicalement assistée sont pris en charge par l’assurance maladie.

4. Combien de temps dure un cycle de PMA?

Un cycle de FIV dure généralement 4 à 6 semaines, mais cela peut varier en fonction de la réponse de la patiente au traitement.

5. La PMA affecte-t-elle le bébé?

Les enfants conçus par procréation médicalement assistée ne présentent généralement pas plus de risques de malformations ou de problèmes de santé que les autres enfants.

6. À quel âge la PMA est-elle la plus efficace?

La PMA est généralement plus efficace chez les femmes de moins de 35 ans. Cependant, elle peut être tentée à des âges plus avancés, bien que les taux de réussite puissent être plus faibles.